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Quelle est la position la plus ergonomique pour travailler sur un écran ?

Quelle est la position la plus ergonomique pour travailler sur un écran ?

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Du scribe de l’Antiquité jusqu’au télétravailleur moderne, l’ergonomie raconte une quête : trouver la posture la plus saine devant un écran. Cet article retrace chronologiquement les grandes étapes de l’histoire de l’ergonomie et dévoile comment nos bureaux et chaises ont évolué pour préserver notre dos. Conclusion ? Pas de position miracle, mais une règle d’or : varier les postures et ajuster son environnement de travail à sa morphologie pour rester en bonne santé.

Sommaire

    Les troubles musculosquelettiques liés au travail de bureau, en particulier le mal de dos, sont devenus un problème de santé majeur. Les lombalgies (douleurs lombaires) représentent aujourd’hui la première cause d’invalidité professionnelle chez les moins de 45 ans. Beaucoup de métiers modernes sont des métiers sédentaires, avec un emploi assis devant un écran pendant de longues heures. Cette position assise prolongée augmente considérablement la pression sur nos disques intervertébraux (jusqu’à doubler par rapport à la station debout), ce qui peut engendrer des douleurs lombaires en position assise et des pathologies chroniques. Face à ce constat, on cherche souvent la position la plus ergonomique pour travailler sur écran. Pour y répondre, il faut comprendre comment l’ergonomie – la science de l’aménagement optimal du travail – a évolué au fil de l’histoire. Des premières observations de l’Antiquité jusqu’aux bureaux réglables en hauteur et sièges high-tech d’aujourd’hui, voici un voyage chronologique dans l’histoire de l’ergonomie, qui nous apprendra qu’il n’existe pas de posture unique idéale, mais plutôt un ensemble de bonnes pratiques pour préserver sa santé au travail.

    Aux origines de l’ergonomie : de l’Antiquité au XIXème siècle

    L’idée d’adapter le poste de travail à l’humain ne date pas d’hier. Dans la Grèce antique, Hippocrate décrivait déjà comment organiser la salle et les outils d’un médecin pour travailler efficacement. Plus tard, en 1700, le médecin italien Bernardino Ramazzini publia De Morbis Artificum ("Des maladies des travailleurs"), identifiant les maux propres à certaines professions – par exemple la "crampe du scribe" ou le "poignet du télégraphiste" – et établissant un lien entre ces douleurs et les postures ou gestes répétitifs au travail. Ramazzini soulignait ainsi que rester assis, penché ou figé dans une position inadaptée pouvait provoquer des troubles physiques. On posait les bases de l’ergonomie sans encore la nommer.

    Au XIXème siècle, avec la révolution industrielle, l’intérêt pour l’efficacité et les conditions de travail s’accentue. Le terme ergonomie lui-même est proposé en 1857 par le scientifique polonais Wojciech Jastrzębowski, pour désigner une "science du travail" centrée sur le bien-être de l’homme au travail. Vers 1890, l’ingénieur américain Frederick Winslow Taylor cherche à améliorer la productivité tout en réduisant la pénibilité. Dans l’un de ses travaux, il optimise le pelleyage du charbon : il détermine qu’une charge idéale de 9,7 kg maximise l’efficacité et fait fabriquer des pelles adaptées à ce poids. Résultat, les ouvriers déplacent trois fois plus de charbon avec moins d’effort et moins d’accidents. De même, les époux Frank et Lillian Gilbreth mènent des études de temps et mouvement : en ajustant la hauteur du poste de travail des maçons, ils font passer leur cadence de 120 à 350 briques posées par heure. Derrière ces gains de productivité se cache une intuition ergonomique : un poste à la bonne hauteur évite les postures pénibles (ici, moins se pencher) et améliore à la fois le confort et l’efficacité.

    Le confort du travailleur commence aussi à être pris en compte dans le mobilier. Une anecdote célèbre illustre l’ingéniosité de l’époque : dans les années 1840, le naturaliste Charles Darwin s’agace de devoir rester immobile sur son siège en bois pour consulter ses spécimens autour de son bureau. Pour gagner en mobilité, il fixe des roulettes sur son fauteuil de travail, inventant ainsi l’un des tout premiers fauteuils de bureau à roulettes. Il ne s’agissait pas encore de siège ergonomique à proprement parler, mais cette modification ingénieuse préfigure l’évolution du fauteuil de bureau ergonomique moderne, pensé pour permettre mouvement et ajustement.

    L’ergonomie se structure : XXème siècle et informatique

    Le début du XXème siècle voit l’ergonomie se consolider en tant que discipline. Durant la Première Guerre mondiale, on applique des principes ergonomiques à la conception des cockpits d’avions : agencement des cadrans, commandes plus intuitives, sièges améliorés, en tenant compte des contraintes physiques et cognitives des pilotes. La Seconde Guerre mondiale accélère encore cette prise de conscience : armes et machines sont pensées en fonction de la morphologie humaine (par exemple la forme des poignées adaptées à la main) et de facteurs comme le bruit ou la fatigue des opérateurs. En 1949, un groupe de chercheurs britanniques (physiologistes et psychologues) introduit officiellement le mot “ergonomics” (ergonomie) – du grec ergon (travail) et nomos (loi) – et fonde la première société scientifique d’ergonomie. L’Ergonomics Research Society, future Institute of Ergonomics and Human Factors, consacre ainsi la naissance d’une science pluridisciplinaire dédiée à l’adaptation du travail à l’homme.

    Dans les décennies d’après-guerre, l’ergonomie s’étend et se précise. Les années 1960-1970 voient l’essor de concepts et de méthodes : on réalise que la variabilité des individus (taille, capacités, etc.) impose des réglages personnalisés. Des ouvrages de référence, comme The Measure of Man d’Henry Dreyfuss (publié en 1960) ou Humanscale de Niels Diffrient (années 1970), mettent à disposition des concepteurs des données anthropométriques détaillées pour concevoir des espaces de travail plus adaptés aux dimensions humaines. Parallèlement, les mouvements syndicaux poussent à améliorer la sécurité et la santé au travail, intégrant l’ergonomie dans la prévention des risques professionnels.

    L’ère informatique à partir des années 1980 marque un tournant majeur. L’ordinateur envahit les bureaux et avec lui de nouvelles contraintes apparaissent : on travaille désormais des heures assis devant un écran, ce qui entraîne fatigue visuelle, tensions cervicales, douleurs du dos en position assise, etc. Les chercheurs en ergonomie étudient la distance optimale écran-œil, l’éblouissement de l’écran, la posture lors de la frappe au clavier. On élabore des recommandations pour les postes de travail informatiques : hauteur d’écran au niveau des yeux, clavier et souris à portée, espace pour les jambes...

    Les fabricants de mobilier de bureau commencent alors à proposer du matériel dit ergonomique. Le fauteuil de bureau ergonomique moderne fait son apparition, avec par exemple le célèbre fauteuil Aeron de Herman Miller, lancé en 1994 et conçu spécifiquement pour épouser le corps et prévenir le mal de dos. Ce fauteuil, réglable en tous points (hauteur d’assise, soutien lombaire, accoudoirs, inclinaison synchronisée), a fait figure de révolution en définissant un nouveau standard de confort au travail. Il est même entré dans la collection du MoMA tant son design répondait à un vrai problème de société (on le surnomma le “trône de la Silicon Valley”). De manière générale dans les années 1990, les sièges ergonomiques deviennent un enjeu : on intègre des mousses de densité étudiée, des supports lombaires ajustables, des mécanismes d’inclinaison pour encourager une posture dynamique et réduire le mal de dos assis.

    Le renouveau des années 2000-2020 : bouger plus pour souffrir moins

    À l’aube du XXIème siècle, les effets néfastes de la sédentarité au travail sont mieux documentés. On réalise que rester assis trop longtemps augmente les risques d’obésité, de troubles cardio-vasculaires, de diabète, et bien sûr de douleurs chroniques du dos. Une étude de l’American Cancer Society a montré que passer plus de 6 heures assis par jour au travail peut même réduire l’espérance de vie, en favorisant troubles circulatoires, fonte musculaire, douleurs lombaires et autres problèmes digestifs. Le message est clair : la posture statique prolongée est néfaste. D’ailleurs, les ergonomes répètent qu’il n’existe pas de posture idéale : qu’on soit assis ou debout, rester longtemps dans une même position est pénible et délétère. En fait, la meilleure posture, c’est celle que l’on ne maintient pas trop longtemps ! Autrement dit, la clé est dans l’alternance et le mouvement.

    C’est dans ce contexte qu’on assiste au retour en grâce du travail debout. Vers 2010, inspirés par les pays nordiques et la Silicon Valley, de nombreux bureaux redécouvrent le bureau debout. Historiquement, quelques personnalités comme Ernest Hemingway ou Winston Churchill travaillaient déjà debout à un pupitre. Mais désormais, le phénomène se généralise avec l’arrivée sur le marché de bureaux réglables en hauteur (manuels puis bureaux électriques motorisés). Ces bureaux Assis Debout permettent de passer facilement de la position assise à la position debout en cours de journée. L’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) recommande d’ailleurs ce type de poste à hauteur variable, de préférence avec un réglage électrique pour faciliter l’alternance assis/debout. De plus en plus d’études vantent les bienfaits de travailler debout : on brûle plus de calories qu’assis et on active la circulation sanguine, ce qui peut contribuer (modestement) au contrôle du poids et à la prévention de certains troubles. Un chercheur de l’INRS explique que la position debout est une posture “d’alerte” qui dépense plus d’énergie, améliore la vigilance et la circulation, tant qu’elle n’est pas maintenue trop longtemps d’affilée. Des travaux suggèrent même une amélioration de la concentration et de la productivité en alternant positions, par rapport au fait de rester assis en continu. En 2025, une étude du CNRS a montré que de jeunes adultes réalisaient mieux des tâches d’attention en variant assis et debout plutôt qu’en restant assis, et qu’alterner régulièrement aide à rester plus éveillé et performant sur la durée.

    Cela dit, le but n’est pas de glorifier la station debout statique non plus. Travailler debout toute la journée sans bouger peut provoquer à son tour fatigue des jambes, douleurs aux pieds ou mal de dos debout. Une position debout prolongée et immobile réduit l’apport sanguin dans les muscles des jambes, d’où l’apparition rapide de la fatigue. Il faut donc adopter une bonne posture debout et prendre certaines précautions : garder le dos droit et aligné, répartir le poids du corps sur les deux jambes, les genoux légèrement déverrouillés, et alterner l’appui d’une jambe à l’autre pour soulager les membres inférieurs. L’utilisation d’un tapis anti-fatigue au pied du bureau est conseillée pour réduire les douleurs dans les jambes et le bas du dos lors d’un travail en station debout prolongée. Enfin, varier demeure le maître-mot : les ergonomes recommandent généralement d’alterner position assise et position debout au cours de la journée, par exemple en changeant de posture au moins quelques minutes toutes les heures, afin de solliciter différents muscles et éviter l’engourdissement.

    Les équipements ergonomiques modernes au service de la posture

    Aujourd’hui, grâce aux enseignements de l’ergonomie, chacun peut aménager un poste de travail sur mesure pour adopter la meilleure posture possible – c’est-à-dire une posture adaptée à sa morphologie et modulable au fil de la journée. Voici les principaux éléments d’un poste de travail ergonomique moderne :

    Le bureau assis-debout réglable en hauteur : C’est sans doute la pièce maîtresse pour varier les positions. Un bureau réglable en hauteur électrique permet par exemple de passer de ~65 cm (position assise) à ~125 cm (position debout) en quelques secondes, en maintenant clavier et écran à la bonne hauteur. Le modèle Advanced Pro d’AUM WORLD en est un exemple : son plateau monte de 62,5 à 127,5 cm, ce qui le rend adapté aux personnes de petite comme de grande taille (idéal pour des utilisateurs mesurant de 1,50 m jusqu’à 1,95 m). Ce bureau électrique à double motorisation supporte une charge de 120 kg et offre des fonctions avancées – mémorisation de 8 hauteurs préréglées, capteur anti-collision, sécurité enfant, ports USB intégrés, etc. – illustrant le niveau de sophistication atteint par le mobilier ergonomique haut de gamme. L’INRS souligne qu’un bureau à hauteur variable favorise une alternance posturale bénéfique et doit être privilégié pour réduire le travail assis statique. Grâce à ce type d’équipement, fini la hauteur de table figée à ~73 cm (hauteur bureau standard qui convenait mal aux individus très grands ou très petits) : chacun peut ajuster son plan de travail à sa morphologie et à sa posture du moment. Notons que les dimensions du plateau ont aussi leur importance. Une profondeur de bureau suffisante permet d’éloigner l’écran pour le confort visuel : l’INRS recommande une profondeur minimum de 80 cm pour un poste informatique (un bureau 70 cm de profondeur sera un peu juste), et même 110 cm si l’on utilise plusieurs écrans côte à côte. De même, une largeur d’au moins 160 cm est préconisée pour pouvoir disposer deux écrans et le matériel sans gêne.

    La chaise ou le fauteuil de bureau ergonomique : C’est l’autre élément-clé pour une bonne posture assise. Un siège ergonomique se doit d’être réglable et adaptable à l’utilisateur. Les normes actuelles exigent une assise réglable en hauteur (typiquement ~42 à 55 cm) pour que les pieds reposent à plat au sol, un dossier inclinable avec un soutien lombaire ajustable qui épouse la courbure naturelle du bas du dos, une assise suffisamment profonde mais pas trop (pour ne pas comprimer l’arrière des genoux), des accoudoirs réglables en hauteur et en profondeur afin de reposer les avant-bras à 90° sans lever les épaules, et idéalement un appui-tête si l’on travaille sur plusieurs moniteurs ou si l’on souffre de cervicalgies. Le rembourrage doit être ferme mais confortable et le revêtement respirant pour éviter la transpiration. Un fauteuil de bureau ergonomique spécial mal de dos aura par exemple un renfort lombaire prononcé et des mécanismes synchrone ou basculant permettant de garder le dos soutenu lors des mouvements. Il existe sur le marché de nombreux modèles, des sièges “classiques” à 5 roulettes aux sièges plus innovants (assis-genoux, sièges-selles, etc.), chacun visant à réduire les tensions musculaires spécifiques. L’important est d’ajuster son fauteuil à sa propre morphologie et à son activité : un employé de bureau y passera 7 à 8 heures par jour et devra être bien maintenu tout en pouvant varier de posture. À noter qu’aucun siège, même très ergonomique, ne dispense de faire des pauses et de se lever régulièrement : varier les positions et bouger reste indispensable pour éviter l’inconfort sur la durée.

    Les assises dynamiques et solutions "actives" : Ces dernières années ont vu l’émergence de sièges alternatifs visant à rendre la position assise moins statique. Par exemple, les tabourets instables (aussi appelés tabourets à balancement ou tabourets oscillants) offrent une assise mobile montée sur une base arrondie ou un ressort. L’utilisateur peut y effectuer de légers micromouvements en permanence, ce qui sollicite les muscles posturaux (abdominaux, lombaires) et l’oblige à garder le dos droit pour conserver l’équilibre. En quelque sorte, on “s’assoit en bougeant”. Ce type de siège, popularisé par des produits comme l’Ergostool d’AUM WORLD, permet d’alterner entre position assise classique et position semi-debout. Par exemple, l’Ergostool est réglable de 63,5 à 87,5 cm de haut afin de servir soit de tabouret normal, soit d’appui en position debout. Son principe de balancement incite à se redresser et renforce la ceinture abdominale tout en réduisant la fatigue des jambes lorsque l’on est en appui debout. Ces assises actives sont utilisées non seulement par les travailleurs souhaitant combattre la sédentarité, mais aussi dans les écoles : on parle de tabouret culbuto pour enfants ou de chaise pour hyperactif, car ils permettent aux élèves ayant du mal à tenir en place (par exemple ceux atteints de TDAH) de bouger sans quitter leur place. En effet, pour les personnes hyperactives ou avec Trouble Déficit de l’Attention/Hyperactivité (TDAH), rester assis sagement est particulièrement difficile. Les chaises de bureau TDAH de type oscillant peuvent les aider à canaliser leur énergie en transformant l’agitation en micromouvements discrets. Des témoignages indiquent que pouvoir se balancer ou se réajuster constamment procure une stimulation sensorielle qui aide à maintenir l’attention, tout en encourageant une meilleure posture (on s’avachit moins sur un tabouret mobile). Il ne s’agit évidemment pas d’une solution miracle valable pour tous, et ces sièges doivent être de qualité (réglables, stables) et bien utilisés pour apporter un bénéfice. Mais intégrés dans un environnement de travail ergonomique aux côtés d’un bureau assis-debout, ils offrent une option de plus pour varier les positions et éviter la rigidité du poste assis traditionnel. On peut aussi citer les sièges ballon (gros ballons de gymnastique faisant office de chaise, qui améliorent l’équilibre) ou encore les pédaliers de bureau et tapis de marche sous le bureau (« walking desk ») qui permettent de travailler en se dépensant un peu. Autant d’outils qui, s’ils sont utilisés en alternance, contribuent à rompre la monotonie posturale et à diminuer les tensions.

    L’écran, le clavier et les accessoires : Une position de travail ergonomique ne se résume pas au duo chaise-bureau, elle prend en compte l’ensemble de l’environnement. Pour un travail sur écran confortable, il faut positionner celui-ci à la bonne hauteur et distance. Le haut de l’écran doit se situer à la hauteur des yeux (ou légèrement en dessous) afin que la tête reste droite ou très légèrement inclinée vers l’avant. L’écran doit être à une distance d’environ un bras (50 à 70 cm selon la taille de l’écran) et orienté de sorte à éviter les reflets gênants. Aujourd’hui, nombre de personnes disposent de deux écrans sur leur bureau, notamment en télétravail. En termes d’ergonomie de travail sur 2 écrans, l’INRS conseille de les utiliser de taille et réglages identiques, placés l’un à côté de l’autre et à égale distance des yeux. Si l’un des deux est beaucoup plus utilisé, on le positionnera en face de soi et le second juste à côté; s’ils sont utilisés autant l’un que l’autre, on les centrera côte à côte devant soi. Il existe des supports de bureau pour deux écrans (bras articulés, supports double écran) permettant d’ajuster facilement la hauteur et l’angle des moniteurs pour respecter ces préconisations. Le clavier et la souris doivent être placés près du bord du bureau, de façon que les avant-bras puissent reposer sur le plan de travail et que les coudes soient idéalement à ~90° près du corps. Un repose-poignets peut aider à garder les poignets alignés, et un repose-pieds doit être fourni si, une fois le siège réglé, les pieds n’atteignent pas le sol. Tous ces accessoires contribuent à améliorer la posture: par exemple, un support documents évite de trop pencher la nuque en cas de recopie, une lampe de travail adaptée réduit la fatigue visuelle (limitant le besoin d’adopter de mauvaises postures pour mieux voir), etc. L’approche ergonomique est donc globale : chaque élément du poste de travail est modulable pour s’adapter à l’utilisateur plutôt que forcer celui-ci à s’adapter à un matériel standard.

    Conclusion : l’ergonomie au service de la posture idéale

    Quelle est donc la position la plus ergonomique pour travailler sur écran ? À la lumière de l’histoire et des connaissances actuelles, la réponse est qu’il n’y a pas une position parfaite universelle, mais plutôt un ensemble de bonnes postures à adopter et à alterner. Autrefois, on pensait qu’un travailleur devait rester immobile pour être productif. Aujourd’hui, on sait qu’au contraire, varier les positions et bouger régulièrement favorise le bien-être et l’efficacité. L’ergonomie, depuis Hippocrate jusqu’aux chercheurs du CNRS en passant par les ingénieurs du XXème siècle, nous a appris que le corps humain n’est pas fait pour l’immobilité prolongée. La meilleure position ergonomique est donc une position neutre et équilibrée, respectant les courbures naturelles du dos, avec un bon alignement tête-épaules-bassin, puis fréquemment modifiée pour éviter l’apparition d’inconfort.

    Grâce aux avancées ergonomiques, il est désormais possible de créer un environnement de travail réellement adapté à vous. Un bureau assis-debout réglable vous permet de travailler tantôt assis, tantôt debout, selon vos besoins ou vos tâches du moment. Un fauteuil ergonomique correctement ajusté soutient votre dos et prévient les points de compression. Des solutions innovantes comme les tabourets dynamiques ou les postes de travail avec tapis de marche offrent d’autres manières d’introduire du mouvement au bureau. En alternant positions, vous réduisez les contraintes articulaires et musculaires et améliorez votre confort sur la durée.

    En fin de compte, la position la plus ergonomique, c’est la prochaine : ne restez pas figé. Passez régulièrement de la posture assise à la posture debout, faites quelques pas, étirez-vous, changez l’inclinaison de votre dossier, levez les yeux de l’écran… L’époque où l’on était rivé à sa chaise du matin au soir est révolue. L’histoire de l’ergonomie nous montre que le travail a constamment évolué pour mieux respecter le corps humain. Il nous appartient de tirer parti de ces connaissances et des outils modernes (bureaux ajustables, sièges ergonomiques, etc.) pour travailler de manière plus saine et plus active. Votre dos vous dira merci, et vous y gagnerez aussi en énergie et en productivité. En somme, la posture ergonomique idéale est un équilibre en mouvement, fruit d’ajustements personnalisés et d’une écoute de son propre corps au travail.

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